Magnifique poéme de dionys.derougetrogne qui a été posté quasiment au début du Lézard café et que nous faisons revire ici... encore Bravo Dionys...
Une Absurde Métaphysique Du Surplomb De Vos Cuisses
Trois quatorze cent cinquante neuf et des poussières
Nombre transcendantal qui offre un espoir pervers
A la médiocrité des fesses ordinaires
Désespérant de toucher votre rotondité plénière
Plus d’un compas s’est escrimé à esquisser
Le contour sphérique de votre gémellité
Pour écœuré retrouver les équerres et les tés
Dans la piètre vénération du grand maître carré
Car votre circulaire perfection ne peut permettre
Que l’on oublie la puissance dix au relevé de ses mètres
Multidimensionnelle, elle ne souffre pas le plan
Dans l’espace, elle dépasse l’algébrique carcan
N’en déplaise aux génuflecteurs euclidiens
Aux apôtres du Tout mathématicien
C’est par la poésie qu’on mesure une beauté
Outrepassant les lois par la science édictées
Et si votre gracieuse rondeur par dessus tout m’épate
Je n’ai, c’est pas de cul, pas la bosse des maths.
